ANALYSE DU MARCHÉ DANS LE SECTEUR DU TARN

Publié le 5 mai 2015
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Les transactions se maintiennent et les prix ont reculé

Le marché de l’immobilier résiste tant bien que mal à la crise. Pas de chute vertigineuse des transactions, en revanche les prix, c’est une certitude ont baissé. Les appartements anciens affichent en moyenne un recul de ­‑5,4%, les maisons anciennes de -6% et les terrains de -8%. En termes de volume de ventes, ceux des appartements et maisons ont diminué d’environ -4%. La baisse est par contre plus marquée pour les terrains à bâtir qui elle représente environ -20%.

Terrains à bâtir : baisse de -7,7% des prix

Dans le Tarn, les prix enregistrent une baisse globale de -7,7% sur 5 ans mais après avoir connu une hausse exponentielle de +77,7% en dix ans.

Un écart important de prix entre ville et campagne

Depuis 2013, le marché immobilier est marqué par une conjoncture difficile auquel notre département n’a pas échappé.
DSC01231Albi et son immédiate périphérie, comme l’axe Saint-Sulpice/Gaillac ou encore Castres sont moins touchés par les écarts de prix du marché car la demande reste malgré tout dynamique dans les villes moyennes et ce sont les secteurs les mieux raccordés aux bassins d’emplois.
Ceci dit, les villes et les villages qui se situent sur l’axe de Toulouse connaissent un regain d’attractivité que ce soit sur le marché de la location ou de la transaction. L’évolution du projet de la future autoroute qui permettra de rallier Toulouse en moins d’une heure y est certainement pour quelque chose. Pour autant les prix ne sont pas à la hausse car la baisse des prix a atteint jusqu’ à 20 % selon les secteurs.
Aujourd’hui, l’essentiel des transactions, se portent sur des maisons anciennes à rafraîchir.
Les constructions pâtissaient des nouvelles normes entrées en vigueur au 1er janvier 2012 qui renchérissait le coût des projets. Mais cette tendance devrait rapidement s’inverser avec les aides mises en place par le gouvernement et le retour du Prêt à taux zéro.

Les principales explications de ce marché difficile sont :

  • Le niveau de prix élevé de certains biens immobiliers qui ne permettent pas d’être dans une réalité de marché et d’être en adéquation avec le pouvoir d’achat des ménages.
  • Des banques qui malgré des taux historiquement bas sont prudentes et prêtent peu voire moins d’argent. La moyenne des taux de crédit s’établit à 2,10 % sur quinze ans et à 2,40 % sur vingt ans, selon nos partenaires financiers. C’est vraiment le moment d’emprunter et de se lancer dans de nouveaux projets !

Le marché de la location lui, reste assez dynamique depuis plusieurs mois. En effet, certains acquéreurs préfèrent s’y déporter en attendant que leur budget corresponde au prix du bien qu’ils convoitent.